Afrique

Corne de l’Afrique

Extraits (2001-2002)

Je débarquai à Addis-Abeba en 2001. Première escale du projet Femmes du Monde. Pourquoi débuter par la Corne de l’Afrique ? Parce que je n’y étais jamais allé auparavant. J’avais, comme beaucoup, lu Monfreid et des bribes de la biographie de Rimbaud. J’avais surtout rencontré en différents coins du monde des gens du voyage, au moins deux, qui s’étaient laissé un jour envoûter par le chant des sirènes éthiopiennes. Depuis, les yeux dans le vague du souvenir et le nez dans le whisky, ils erraient désenchantés, l’âme en peine d’amour à jamais.

 

Je garde toujours en mémoire une photo montrant deux Erythréennes à Asmara, qui sont la représentation vivante des pictogrammes de l’Égypte ancienne. Depuis longtemps, je rêvais de mes yeux voir les silhouettes étranges et longilignes des filles de Somalie…

 

Mais cette région de la Corne de l’Afrique m’apparut surtout et avant tout comme le cœur de la matrice de ces pratiques ancestrales que sont les mutilations génitales.

 

Mes premières motivations pour ce vaste projet Femmes du Monde  pouvait s’entendre au départ par ma séduction pour les femmes. Un « prétexte » de voyage aussi… Une intuition. je n’en sais rien à vrai dire. Il se mua dès la première escale en une fresque militante pour la défense de leurs droits. Le droit des femmes et celui de se mouvoir.

Safia, 2001. Gouache sur papier, 46 x 37 cm - Amina 2, 2001. Gouache sur papier, 55,5 x 47 cm

Amina, 2001. Photographie rehaussée à la gouache, 45 x 67 cm

Amina, 2001. Photo rehaussée à la gouache, 40,5 x 30,5 cm
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