Afrique

Mali

Extraits (2014-2015)

 

Tombouctou

En ce début 2015, les pourparlers de paix piétinent à Alger. Mais Aïcha a décidé d’anticiper son retour du camp de réfugiés de Saagniognogo, au Burkina Faso, avec ses frère et sœur, Alfaki et Maya. Elle retrouve ses trois enfants, qui n’avaient pas été contraints à l’exil et dont le père bambara avait pu assurer la protection au Mali. Le cousin Azou les a rejoints. Il m’avait accueilli à Niamey, où il était réfugié. Seul, Mohammed Ali, l’aîné des frères d’Aïcha, est revenu à Tombouctou pour préparer le retour de la famille. Tous leurs biens ont été pillés là-bas pendant leur absence. (…)

 

Bamako

(…) Mariam est rentrée au pays ! Mariam, que j’avais croisée à Nouakchott, et qui se languissait tant de Bamako. Elle a retrouvé la complicité de sa bonne amie Aïcha. Ce sont elles, cette fois, qui me rendent visite au bungalow-atelier que je loue à la sortie de la ville. En exil, leur bonne humeur donnait le change. Ici, c’est de la joie non feinte. Il n’y a plus d’ombre à leur sourire.

 
Bataya welet Ehya, 2015, acrylique et huile sur papier, 73 x 104 cm.
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